Le poste de pilotage

Le poste de pilotage ci-dessous est celui de notre ancien LS1f. Il est représentatif de ce qu’on trouve dans toute machine sans volet mais disposant d’un train rentrant.

  1. le harnais est un élément de sécurité indispensable. La cabine du planeur étant, performances obligent, très étroite et compacte, le pilote viendrait facilement heurter la verrière s’il n’était fermement maintenu à sa place. Le
    harnais permet aussi d’assurer la sécurité en cas d’atterrissage musclé, par exemple, en campagne
  2. le manche permet de contrôler les ailerons, en bout d’ailes, qui assurent le comportement du planeur en roulis et la gouverne de profondeur, située horizontalement à l’arrière, qui assure le comportement en tangage. Le roulis est
    associé à ce qu’on nomme l’inclinaison, c’est à dire l’angle que forment les ailes avec l’horizon. Le tangage est associé à l’assiette, c’est à dire l’angle que forme le fuselage avec le sol
  3. le palonnier, généralement composé de deux pédales, contrôle la gouverne de symétrie (ou gouverne de direction). Elle assure le comportement du planeur en lacet. C’est une commande très importante pour gérer la symétrie du vol qui
    permet de tirer de la machine le meilleur de ses performances. Dans les phases critiques de vol, décollage, remorquage et atterrissage, c’est un élément capital en matière de sécurité
  4. poignée de réglage du palonnier, noire. Tout le monde n’a pas les jambes de la même longueur
  5. poignée de largage, jaune. En situation normale, c’est le pilote du planeur qui prend la décision de larguer. Le remorqueur retourne au sol en conservant le câble accroché
  6. compensateur, vert. Le compensateur permet de régler l’assiette moyenne voulue, le manche ne servant qu’à de légères corrections autour de cette moyenne. Ce réglage permet un pilotage plus fin et plus subtil
  7. poignée des aéro-freins (AF), bleue. Les aéro-freins permettent de dégrader les performances du planeur. On s’en sert essentiellement au moment de l’atterrissage. Dépourvu de moteur, le planeur doit se poser bien du premier coup.
    On ne peut pas remettre les gaz et recommencer. On arrive donc volontairement avec trop d’énergie (trop haut) et on dissipe progressivement ce surplus d’énergie jusqu’à toucher le sol
  8. commande du train. Les planeurs disposent généralement d’un train monotrace. Pouvoir l’escamoter apporte un surcroit de performances à la machine. Mais il ne faut pas oublier de le sortir avant d’atterrir. Des repères rouges et
    vert aident à vérifier la position du levier
  9. poignée de largage de la verrière. Vous rencontrerez peu de pilotes qui ont utilisé cette poignée en situation réelle. Elle ne sert que s’il est devenu indispensable d’évacuer l’aéronef. Autant dire jamais et c’est tant mieux
  10. microphone

Il est important d’explorer l’ergonomie d’un planeur qu’on va piloter pour la première fois. Les couleurs sont normalisées et l’emplacement des éléments est souvent similaire. Mais des particularités peuvent troubler le pilote en situation de stress et s’être familiarisé au sol pendant un moment n’est pas une précaution inutile.